vendredi 18 mai 2007

Pour une politique fiscale de gauche !

La réorganisation de notre système fiscal constitue un des domaines prioritaires de l’action du Parti Socialiste. Contrairement à ce que voudrait faire croire le camp libéral, le Parti Socialiste n’est pas pris d’une rage taxatoire. Au contraire, le Parti socialiste défend la mise en place d’une fiscalité plus juste qui tienne compte des capacités contributives de chacun.
Or, à l’heure actuelle, notre système est tout à fait injuste sur ce point puisque ce sont les revenus du travail qui sont les plus taxés alors que les revenus du capital (qui sont majoritairement concentrés entre les mains d’une petite minorité de la population) échappent pour une large part à l’impôt. En outre, l’(in)action de Didier Reynders au Ministère des finances laisse le champ libre à la fraude fiscale et aux mécanismes d’évasion fiscale qui profitent principalement aux gros revenus.
C’est pourquoi, le programme du Parti Sociale propose d’agir sur ces deux fronts.
D’une part, il est urgent de renforcer la lutte contre la grande fraude fiscale. A l’heure actuelle, les petits contribuables (et, en particulier, les travailleurs) font l’objet de contrôles récurrents. Dans le même temps, la plupart des enquêtes relatives à la grande fraude fiscale n’ont pas pu aboutir ces dernières années. C’est pourquoi, le Parti Socialiste souhaite placer la lutte contre les grandes fraudes fiscales au cœur de ses priorités.
D’autres part, il faut promouvoir une meilleure taxation des revenus du capital et des grandes fortunes afin de pouvoir soulager la pression fiscale sur les revenus du travail. Il n’est pas normal les travailleurs soient lourdement taxés alors que les rentiers échappent largement à toute contribution fiscale. Deux propositions du PS sont particulièrement intéressantes sur ce point.
Premièrement, le Parti Socialiste prône une meilleure taxation des plus-values réalisées lors de la vente d’action. A l’heure actuelle, un riche spéculateur qui achète des actions pour les revendre un peu plus tard au double du prix peut facilement échapper à toute taxation alors que le simple contribuable qui touche les intérêts sur son compte en banque doit, lui, payer le précompte mobilier. C’est pourquoi, le Parti Socialiste propose d’étendre les mesures permettant de soumettre à l’impôt les plus-values réalisées dans le cadre de la spéculation boursière.
Deuxièmement, le Parti Socialiste propose d’introduire une cotisation de solidarité sur les plus grandes fortunes comme cela existe dans beaucoup d’autres pays (France, Norvège, Espagne, Suisse,…). Ce prélèvement, d’un faible taux, toucherait les patrimoines supérieurs à 1,25 millions d’euros.
Par ailleurs, ces dernières années, sous la pression des libéraux, de nombreuses réductions de cotisations sociales ont été octroyées aux employeurs. Celles-ci avaient pour but de stimuler l’embauche de nouveaux travailleurs mais, dans les faits, on se rend compte qu’elles ont plus souvent constitué un cadeau aux employeurs sans véritable effet positif sur l’emploi. Les montants en jeu sont considérables et il est inadmissible que ceux-ci soient purement et simplement gaspillés de cette manière. C’est pourquoi le Parti Socialiste propose, dans un premier temps, d’évaluer l’effet réel des réductions de cotisation sur l’emploi et, dans l’attente de cette objectivation, de geler le niveau actuel des réductions. Dans un deuxième temps, le PS propose, d’une part, de cibler ces réductions au seul domaine pour lesquels il est prouvé qu’elles sont efficaces (les bas salaires) et, d’autre part, de lier spécifiquement l’octroi de réductions de cotisations supplémentaires à des créations directes d’emploi.
Ces mesures permettraient de garantir, d’une part, un véritable effet positif des mesures de réduction de cotisation sur l’emploi et, d’autre part, de limiter le coût total des réductions afin de garantir la pérennité de notre sécurité sociale.

mercredi 9 mai 2007

La présence syndicale dans les PME: une priorité absolue!

Cela fait maintenant plus de 2 ans que la Belgique est en infraction avec la législation européenne en matière de droit des travailleurs des petites et moyennes entreprises (PME) à l’information et à la consultation.
Pour cette seule raison, il me paraît essentiel de régler cette question au plus vite. Même si aucune sanction n’a encore été prononcée, la Commission pourrait requérir des astreintes (d’un montant de 69.000 euros par jour de retard…) contre l’état belge. Pas bon pour notre dette publique tout ça…
Mais au-delà de cette simple question juridique, pourquoi une représentation syndicale dans les PME est-elle selon moi indispensable ?

  • Pour une question de sécurité des travailleurs: C’est dans les PME que l’on retrouve proportionnellement le plus grand nombre d’accidents de travail. Pour l’année 2005, alors que les PME représente 36,8% de l’emploi total (en ETP), on y dénombre 55,9% des accidents de travail mortels et 44,6% des accidents entraînant une incapacité permanente.
  • Pour une question de justice salariale: En moyenne, un travailleur employé dans une PME gagne un tiers de moins qu’un travailleur occupant un emploi équivalent dans une grande entreprise. Une telle situation est inacceptable!
  • Pour une question de respect du dialogue social: Non, contrairement à ce que disent les patrons de PME, ce n’est parce qu’il règne dans les petites entreprises une « ambiance familiale » que les conditions de travail y sont au beau fixe. Au contraire, plus de 2/3 des procédures devant les juridictions du travail pour des litiges entre travailleurs et employeurs concernent des PME sans concertation sociale. Pour quels types de problèmes: non-respect des barèmes de salaire, des congés, des procédures de licenciement, problèmes avec les heures supplémentaires, …

Pour ces différentes raisons, l’instauration effective d’une véritable représentation syndicale dans les PME doit selon moi être une condition nécessaire à l’entrée du Parti Socialiste dans un Gouvernement. Les efforts déployés dans ce dossier lors de la législature écoulée par les ministres PS et SP.a se sont heurtés au refus systématique des partis libéraux. Il faut maintenant que des engagements clairs et précis soient pris dès la rédaction de l’accord de Gouvernement, pour ne pas être encore une fois mené en bateau (ou en yacht ?) par les partis gouvernementaux de Droite.
Concrètement, cela signifie qu’un Comité pour la prévention et la protection au travail (CPPT), bénéficiant de compétences élargies aux informations économiques et financières, devrait être instauré dans toutes les entreprises comptant au moins 20 travailleurs. Et cela avant les prochaines élections sociales, prévues en 2008.
Cela permettrait à plusieurs centaines de milliers de travailleurs d’être enfin représentés au niveau de leur entreprise. Et on sait que cela ne peut avoir que des effets positifs sur leurs conditions de travail. Cela permettrait également à la Belgique de ne plus être le mouton noir de l’Europe en la matière. La Belgique est en effet le dernier pays de l’UE à ne pas être en règle sur ce point. A titre d’exemple, il existe une représentation des travailleurs à partir de 20 salariés en Finlande, à partir de 15 travailleurs au Luxembourg, à partir de 5 travailleurs en Allemagne et en Autriche, et dans toutes les entreprises, sans aucun seuil, en Suède…

vendredi 4 mai 2007

Quelques enjeux politiques majeurs pour les élections du 10 juin prochain

Dans le cadre de la campagne électorale, j’ai la volonté de mettre en avant certaines propositions particulièrement intéressantes reprises dans le programme du Parti Socialiste. Je souhaite d’ores et déjà pointer 5 thématiques principales. La création d’emploi, la lutte contre l’exclusion, le droit au logement pour tous, l’écologie, une meilleure taxation des revenus du capital doivent être des priorités politiques pour le Parti Socialiste s’il est amené à faire partie du prochain gouvernement. Concrètement quelles sont les propositions du PS dans ces matières ? Premièrement, en ce qui concerne l’emploi, il est essentiel de cibler les réductions de cotisations sociales sur la création d’emplois supplémentaires. Il faut d’avantage conditionner les avantages sociaux et fiscaux accordés aux entreprises à la création nette d’emploi. Par ailleurs, toutes les entreprises ayant bénéficié d’aides publiques et optant ensuite pour une délocalisation en dehors de nos frontières devront rembourser intégralement. Enfin, il est essentiel de renforcer les inspections sociales pour mieux lutter contre les employeurs qui recourent au travail au noir. Deuxièmement, la lutte contre l’exclusion doit clairement être une priorité essentielle pour la prochaine législature. Le PS s’engage à ce que les personnes percevant un revenu de remplacement ne se retrouvent pas en-dessous du seuil de pauvreté (822 euros). Ensuite il sera essentiel de renforcer le mécanisme légal de liaison des allocations sociales au bien-être. Troisièmement, l’accès au logement pour tous doit être garanti. Pour y parvenir, le PS propose de généraliser la mise en place des commissions paritaires locative (composées de représentants des propriétaires et des locataires) qui fixent les loyers de référence contraignants. En outre, les juges de paix devront être habilités à imposer les prix de référence tels que définis en commission paritaire locative en cas de dépassement des montants prévus. Quatrièmement, il est urgent de prendre des mesures écologiques concrètes. Ainsi, des aides publiques conséquentes doivent être disponibles pour soutenir la réalisation de travaux de rénovation des bâtiments favorisant la réalisation d’économies d’énergie. Il est également nécessaire de revoir la législation sur les véhicules de sociétés en prenant davantage en considération des critères environnementaux. Une autre mesure concrète, non dénuée de symbolique, pourrait être le triplement des taxes sur les véhicule 4x4 non utilisés à des fins professionnelles. Cinquièmement, pour trouver les marges nécessaires à la réalisation des politiques décrites ci-dessous, il faut une politique fiscale conséquente. Le PS propose d’imposer davantage les revenus du capital (et surtout de la spéculation) notamment en taxant les plus-values mobilières à court terme. La lutte contre la fraude fiscale doit être impulsé notamment via un renforcement des moyens de l’administration fiscale. Voila en quelques lignes, certaines des propositions que j’ai à cœur de défendre d’ici au 10 juin prochain.

La démocratie on s'en foot pas!

La Fédération Bruxelloise des Jeunes Socialistes a organisé ce samedi 28 avril une nouvelle édition de la « démocratie on s’en foot pas », activité combinant organisation d’une activité sportive (en l’occurrence un tournoi de mini-foot) et sensibilisation de jeunes à la chose publique. Cette photo a été prise lors de la remise du trophée à l’équipe gagnante.

lundi 23 avril 2007

Rencontre avec les Jettois


Ce dimanche 16 avril, j’ai été distribuer des flyers pour la fête du progrès du samedi 28 avril prochain au marché de Jette avec les JS de cette commune. Ce tractage a été l’occasion d’aller à la rencontre des Jettois. Comme en témoigne la photo, le beau temps était de la partie.

lundi 16 avril 2007

Les filiations de Sarko

Les questions qui seront abordées dans cet espace auront généralement un lien avec des enjeux politiques belges. Il semble toutefois pertinent, au vu de l’actualité, d’impulser dans le premier article de ce blog, une réflexion sur la campagne électorale française.

L’héritage politique de Charles Maurras

A la lecture d’un excellent article d’Edwy Plenel, paru dans le soir du 6 avril dernier, ma conviction suivant laquelle Nicolas Sarkozy n’est pas un candidat de droite comme les autres a été renforcée. En effet, je le savais peu scrupuleux à l’idée d’aller prendre dans le sens du poil les électeurs du Front National, et enclin à avoir recours à un zeste de démagogie pour susciter un certain degré d’adhésion à son discours. Il semblait, toutefois, respecter le cadre de référence républicain, socle de base commun à tous les partis politiques démocratiques en France depuis la libération. Edwy Plenel, journaliste reconnu, fait une comparaison osée entre Sarkozy et Charles Maurras, polémiste réactionnaire influent, anti-dreyfusard notoire et zélateur assumé du Maréchal Pétain. Cela pourrait sembler outrageant pour ceux qui sont convaincus de la respectabilité de l’ancien ministre de l’intérieur. Cependant, il convient de se poser certaines questions. Maurras n’aurait il pas applaudi à l’idée de Sarkozy de créer un ministère de l’immigration et de l’identité nationale ? Maurras n’aurait il pas encouragé Sarkozy à minimiser les responsabilité de l’Etat français dans la mise en application de la solution finale ? Maurras n’aurait il pas eu une pointe de fierté en voyant Sarkozy se réapproprier le concept de «pays réel », que l’on croyait disparu avec la libération ? Il est clair que poser ces questions c’est déjà y répondre.

La droite… extrême !

Indubitablement, Sarkozy a rompu avec l’héritage historique du gaullisme, qui avait été pour la droite française une sorte de rédemption rendue indispensable pour expier les infamies de la collaboration. Sans conteste, Sarkozy exalte des valeurs nationalistes et identitaires comme l’avaient fait avant lui des gens comme Maurras ou Pétain. Certes, les temps ont changé et ce ne serait que pure démagogie de dire que la victoire de Sarkozy aux présidentielles amènerait à la restauration du régime de Vichy. Dire cela serait aussi ridicule que ne l’étaient les propos de ceux qui, en 1981, à la veille de l’élection à la présidence de Mitterand, soutenaient qu’en cas de victoire du candidat socialiste, les chars de l’armée rouge défileraient bientôt dans les rues de Paris. Toutefois, il est incontestable que Sarkozy a brisé plusieurs tabous existant au sein de sa famille politique et a rendu plus flou les contours de la frontière entre la droite et l’extrême droite en France. La filiation politique entre les idée de Maurras, honni par de Gaulle et la droite républicaine traditionnelle, et une partie de celles de Sarkozy est évidente. Le dialogue indécent entre Le Pen et Sarkozy sur l’air de « je t’aime, moi non plus » de ces derniers jours semble l’attester.

Un vernis de gauche bien léger

Certains diront que Sarkozy puise également certaine de ses références idéologiques à gauche. N’a-t-il pas fait référence à Blum et Jaurès dans certains de ses discours de campagne ? Dans une belle démonstration de cynisme politique et de propension à manipuler l’histoire, il a également exalté la mémoire de Roger Salengro. Attardons nous un peu sur ce dirigeant socialiste et sur son parcours politique. Maire de Lille puis Ministre de l’intérieur sous le gouvernement du front populaire, il sera victime d’un campagne de diffamation et de calomnie sans précédent dans l’histoire politique française orchestrée par la presse de droite et notamment par l’« action française », journal d’un certain…Charles Maurras. Ce dernier accusera, sans aucune preuve, mais avec beaucoup de véhémence, le ministre d’avoir déserté son régiment durant la guerre 14-18. Démentis officiels, commission d’enquête, témoignages d’anciens combattants,….rien ne semble calmer les calomniateurs ! Bien que lavé de tout soupçon, Roger Salengro mettra fin à ses jours le 17 novembre 1936, épuisé par cet harcèlement continu. L’émotion sera forte en France devant ce drame humain causé par un lynchage médiatique, en ce compris dans les rangs de la droite modérée. Il est cependant révélateur de constater que « Gringoire », publication proche de l’ « action française », titrait le lendemain : « Salengro déserte pour la seconde fois… ». Sans commentaires…En utilisant la figure de Salengro pour légitimer les idées que ce dernier a toujours combattues, Nicolas Sarkozy n’a rien fait d’autre que de salir la mémoire d’une figure historique de la gauche française.

Un danger bien réel !

Enfin, pour en finir avec ce billet, je vais peut-être vous surprendre en disant que le grand vainqueur des prochaines élections présidentielles en France est peut être déjà connu. Il pourrait s’agir de… Jean-Marie Le Pen. Il ne sera sans doute pas au second tour mais en trente ans de présence dans la vie politique il aura eu l’occasion de contaminer la société de ses idées haineuses et excluantes. Sarkozy a donné un visage humain au lepénisme, il a favorisé le retour sur la scène politique d’idées que l’on croyait révolues avec la période la plus sombre de l’histoire française. Je souhaite beaucoup de courage aux militants progressistes français dans les temps à venir. Ceux qui, jusqu’en Belgique, ont fait de Nicolas Sarkozy leur champion pourraient bien être choqués par mes critiques sur leur candidat favori. Peu importe, il est essentiel de mobiliser les esprits contre une montée généralisée du populisme en France qui, de surcroît, pourrait à terme dépasser les frontières de l’Hexagone. J’en profite pour saluer la position courageuse de l’éditorialiste du Soir qui, dans l’édition des 14 et 15 avril met en garde contre le danger que constitue le candidat Sarkozy. A une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, j’espère modestement avoir contribué à alimenter le débat voire même à faire réfléchir les thuriféraires les moins zélés de Nicolas Sarkozy sur leur adhésion à un projet politique dont la dangerosité semble apparaître de plus en plus au grand jour.

vendredi 13 avril 2007

Présentation

Par l’écriture de ces quelques lignes introductives de mon blog, je me lance pleinement dans la campagne électorale en vue du scrutin fédéral du 10 juin prochain. Dans ce type de démarche, il est généralement de bon ton de commencer par une brève présentation. Je m’appelle Carlos CRESPO ou plutôt Carlos Javier CRESPO GARCIA, pour énoncer mes noms et mes prénoms complets. Conservons plutôt la version raccourcie ! Je viens d’avoir trente ans et je me présente pour la première fois à des élections. Par ailleurs, j’ai une certaine expérience militante sur laquelle j’aurai sans doute l’occasion de m’étendre ultérieurement.
Ensuite, pour en venir aux idées, il est utile de s’attarder sur mon slogan de campagne : « Le respect pour tous ! ». Il est du rôle du politique de garantir le respect pour tous et notamment pour certaines catégories de la population. J’estime que les jeunes que l’on stigmatise constamment comme vecteurs d’incivilités méritent d’être respectés ! J’estime que les travailleurs que l’on met sous pression pour les obliger à travailler davantage méritent d’être respectés ! J’estime que les personnes âgées trop souvent déconsidérées dans notre société méritent d’être respectées ! J’estime que les allocataires sociaux sur lesquels on jette l’opprobre en les traitant d’ « assistés » méritent d’être respectés ! C’est pour défendre toutes ces personnes-là que j’ai décidé de m’engager en politique !
Je vais conclure momentanément à ce stade en disant que je suis 6ème candidat suppléant sur la liste du Parti Socialiste à la Chambre pour la (polémique!) circonscription électorale de Bruxelles-Halle-Vilvoorde.
D’autres informations sur ma personnalité et mes idées seront progressivement publiées dans ce blog.